Mobilité à l’arrêt : Genève face à un été d’enfer sur ses tramways

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Mobilité à l’arrêt : Genève fait face à un été d’enfer sur ses tramways

Alors que la canicule étouffe la région et que les Genevois songent à profiter de l’été, les Transports publics genevois (TPG) imposent des bouleversements majeurs sur leur réseau. Entre juin et août 2026, plusieurs chantiers débutent simultanément, transformant les trajets habituels en un véritable parcours du combattant pour les usagers, en particulier ceux des lignes 12, 17 et 18.

Un été de travaux sans précédent

Dans le cadre de la continuité du chantier en cours à la rue de Carouge, la Ville de Genève, les TPG et SIG réalisent des travaux nécessitant une interruption de la circulation des trams. Profitant de cette interruption, les TPG interviennent également dans le Vieux Carouge pour renouveler environ 350 mètres de voies et leurs infrastructures, arrivés en fin de vie. Du 27 juin au 17 août 2026, les lignes de tram 12 et 18 seront impactées, avec un service de navette-bus mis en place pour pallier ces désagréments.

Mais ce n’est que le début des maux. Du 25 juin au 3 juillet 2026, les lignes de tram 12 et 17 en direction de Bel-Air seront déviées via les arrêts « Genève, Plainpalais », « Genève, Cirque » et « Genève, Stand ». Du 4 au 19 juillet 2026 inclus, une coupure complète est prévue entre Plainpalais et Rive, un service de navettes-bus prenant le relais, les trams circulant uniquement entre Rive et Moillesulaz. Des navettes-bus seront aussi prévues entre Moillesulaz et Annemasse, compte tenu des travaux liés au prolongement de la ligne 17.

De la ligne de la Corraterie à la catastrophe des correspondances

Les TPG procèdent au remplacement d’appareils de voie et de courbes arrivés en fin de vie, dans le secteur de la rue de la Corraterie. Ces travaux visent à garantir la sécurité et le confort des voyageurs et voyageuses. Théoriquement louable, mais l’exécution impose des surcoûts réels aux usagers quotidiens qui devront prévoir des temps de trajet considérablement accrus.

Du lundi 20 juillet au dimanche 16 août 2026, la création d’une nouvelle diagonale de rebroussement à l’arrêt « Petit-Lancy, Place » et des travaux préparatoires liés à la modification d’une voie de rebroussement à l’arrêt « Onex, Bandol » nécessiteront d’interrompre partiellement la ligne 14. Durant cette période, la ligne de tram 14 sera interrompue entre l’arrêt « Petit-Lancy, Quidort » et le terminus de « Bernex, Vailly », un service de navettes-bus étant mis en place entre ces deux arrêts.

Bonnes nouvelles en demis-teintes

Face à ce chaos prévisible, les TPG tentent de compenser par des mesures d’apaisement. À compter du jeudi 30 avril jusqu’au jeudi 24 septembre 2026 inclus, l’offre nocturne est renforcée sur le réseau des TPG. En complément des soirées du week-end, il sera ainsi possible de profiter durant les nuits de jeudi à vendredi du réseau nocturne des TPG, avec des derniers départs du centre-ville vers 3h30 du matin. L’ajout des « jeudredis » répond à une demande croissante observée en été, en particulier chez les jeunes.

Les amateurs de plages bénéficient aussi d’une dose de réconfort. La ligne 29, appelée communément la « ligne des plages », sera à nouveau opérationnelle à partir du vendredi 1er mai jusqu’au dimanche 27 septembre 2026. Elle offre même quelques améliorations : sur la rive droite, le terminus est prolongé jusqu’à « Versoix, La Scie », permettant un accès direct à la Plage de la Bécassine. En direction de « Collonge-Bellerive », la ligne passera désormais par « Genève, Bel-Air » et « Genève, Molard » avant de rejoindre « Genève, Rive » afin d’améliorer les correspondances avec le réseau.

Un bilan en suspens

Reste que les Genevois devront naviguer cet été en mode dégradé sur leur réseau de transports en commun. L’ajout tardif de bus de nuit supplémentaires et l’électrification progressive de certaines flottes ne suffisent pas à masquer les perturbations massives annoncées. Pour les travailleurs, les étudiants et les familles, l’été 2026 promet d’être un exercice de patience et de flexibilité, dans un contexte où la canicule rend déjà chaque déplacement laborieux.