Sail GP à Genève : le prix caché d’une vitrine internationale

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Genève accueillera à nouveau ses catamarans volants. Les 19 et 20 septembre 2026, la ville recevra une nouvelle édition du Rolex Switzerland Sail Grand Prix. C’est l’annonce du Conseil d’État mercredi, accompagnée d’un détail qui occupera les esprits ces trois semaines : un « important dispositif » pour encadrer l’événement.

En langage administratif, cela signifie : blocus. Des restrictions d’accès à certains cheminements piétons, des déviations de pistes cyclables, des fermetures temporaires de voies de circulation et des tronçons réservés aux ayants droit figurent parmi les principales mesures. Les secteurs du quai Gustave-Ador, du quai de Cologny, de la Tour-Carrée et des Eaux-Vives seront progressivement concernés par le dispositif, jusqu’au 30 septembre.

Une ville en treillis

Pire que le trafic routier : l’eau aussi devient interdite. La navigation ainsi que les activités nautiques et aquatiques seront interdites dans le périmètre de la course, délimité entre Genève et Hermance, du 18 au 20 septembre, de 12h00 à 20h00. Adieu, baignade du midi. Adieu, sortie en voilier de loisir. Les vols de drones sur plusieurs communes, y compris les zones lacustres, seront aussi interdits durant toute la durée de la manifestation.

C’est la deuxième édition consécutive à domicile. Après l’expérience de 2025, le Conseil d’État et la Ville ont renouvelé leur pari : transformer Genève en scène sportive de rang mondial. La compétition sponsorisée par Rolex est un événement sportif de premier plan, suivi par 19,5 millions de téléspectatrices et de téléspectateurs. Difficile à ignorer.

L’antipoison du chaos : les transports publics

L’administration ne cache pas le défi. Compte tenu de l’affluence attendue et des restrictions de circulation mises en place, le recours aux transports publics et à la mobilité douce est fortement recommandé, et les usagères et usagers sont invités à anticiper leurs déplacements dans les secteurs concernés.

Traduire : ne venez pas en voiture, les bus ne suffiront probablement pas non plus. L’hyper-vigilance bureaucratique s’est déployée sur trois semaines pleines, du 1er au 30 septembre. Genève a choisi le spectacle mondial au prix de trois semaines d’inconfort urbain. C’est peut-être le bon calcul. Reste à demander aux habitants des quais s’ils l’ont vraiment choisi.